Petit Article de Jean Ortiz sur les « amours » Mélenchon-Médias…

          Voici ci-après un petit billet d’humeur de Jean que j’ai adoré, tout y est dit avec conviction mais par antiphrase et avec l’humour légendaire que l’on lui connaît si bien…

           Alors mesdames, messieurs, ne soyez pas choqués ! À prendre au 28ème degré !

Que cherche Mélenchon?

Je n’ai rien contre Mélenchon mais…
Il n’a rien compris au fonctionnement des médias, à leur langage policé, à leurs codes de bonne conduite, à la nécessaire sélection des infos, à la féconde parenté des médiocrates avec les politiques, les milieux d’affaires de toutes sortes, avec l’argent qui fut propre. Quoi de plus normal pour aller chercher l’info à la source? Et pourquoi rester toujours dans l’anxiogène, angoisser tout un peuple, sauter comme un criquet en répétant: « la crise, la crise, la crise »?  On le sait. De grâce n’en rajoutons pas. A quoi cela sert-il de traiter de tous les noms d’oiseaux « Normal premier », et un quotidien de référence de… bulletin de l’ambassade des Etats-Unis? Washington a déjà fort à faire en espionnant deux millions de Français pour nous mettre à l’abri des  « terroristes islamistes ». Sachons une fois pour toutes gré à la CIA et au Pentagone de terroriser les terroristes , d’empêcher les avions boliviens de larguer des feuilles de coca en survolant notre territoire! Alors: cool Jean Luc! C’est pas beau la vie quand le soleil se lève?

Or, le Mélenchon arrive, toutes griffes dehors, insulte, provoque, écrase de son savoir, tribunise… Que cherche-t-il? A démasquer? « C’est avec les jeunes imbéciles que l’on fait les vieux cons », disait Aragon. A déconsensualiser? Il ne fait qu’étaler un charisme surfait, que maltraiter des lampistes et donner des complexes aux petits boutiquiers du landernau politicien; il ressuscite in fine la bonne et vielle peur du bolchévisme, de la révolution…

Che Guevara plaidait pour la vie austère des dirigeants. Mélenchon ,lui, passe ses vacances en Amérique latine aux frais de révolutions qu’il défend pour pouvoir jouir d’hôtels aussi étoilés que les généraux de l’ex « Armée rouge ». Un dirigeant de gauche-gauche devrait « vacancionner » dans un ex bassin minier ou sidérurgique, aux frais des socialistes, qui ont tant fait pour défendre la mine, la métallurgie et la sidérurgie.
Les excès de Mélenchon nuisent aux us et coutumes de la politique raisonnable, bien élevée, de juste milieu; ils poussent le PS encore plus à droite, même si Jean Luc (pour les intimes) prétend que ce n’est pas possible, qu’il est déjà tout à fait à droite. Monsieur « ya ka », « il faut », on voudrait le voir face aux marchés. Une chose est jouer au matamore depuis les tribunes, autre chose est de combattre dans l’arène. Face aux marchés, lois physiques immuables de la nature, que peut-on? Que peut-on face à l’orage? Face aux marées? Face aux ouragans? F. Hollande est certes un peu -disent certains- « hectoplasmique », « américanophile » pour d’autres, converti depuis longtemps au libéralisme libre; et il fait ce qu’il peut, dans la tempête du seul système possible, « pobrecito » (en espagnol), « lo pauvre » (en occitan). Créditons-le au moins de sa bonne volonté, et surtout de sa persévérance. Il en a perdu 30 kilos. Et quant à l’austérité, à tout prendre, il vaut quand même mieux celle, équitable, de gauche que celle, brutale, de droite.
Flanqué de Vals et Moscovici, F. Hollande nous rassure. Nous pouvons enfin dormir tranquilles, à l’abri des nouveaux barbares, des voleurs de poules, de ces peuples qui se multiplient comme des lapins,  de tous ceux qui rêvent de torpiller l’euro, de déclarer la guerre à l’OTAN, au FMI, à la BCE… Les meilleurs hommes politiques ne peuvent donner que ce qu’ils ont… Mélenchon devrait savoir que l’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, et que pour gagner les élections, il faut du miel, et ratisser large. (« ratisser »  a aussi le sens de « prendre un râteau »). Après tout, tous les vrais Français ont le droit d’être protégés, quitte à consentir quelques sacrifices pour le bien commun. Si demain on doit raser gratis, acceptons de laisser pousser nos barbes quelque temps. Deux « tu l’auras » vaut mieux qu’un « tiens ».
Capitaine du Titanic, Hollande aurait nié le naufrage, rassuré son monde, laissé jouer l’orchestre et chanter Edith. « Non, rien de rien, non, je ne regrette rien »… Et Piaf dans le mille!

Jean Ortiz

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